Un restaurant est-il obligé d’avoir un contrat de lutte contre les nuisibles ?
La loi n’impose pas expressément de signer un contrat. Le règlement européen 852/2004 impose à tout établissement du secteur alimentaire de mettre en place des procédures de lutte contre les nuisibles et, surtout, de pouvoir le prouver dans son Plan de Maîtrise Sanitaire. En pratique, le contrat annuel est le moyen le plus simple et le plus solide de produire cette preuve, et c’est ce qu’attendent les inspecteurs de la DDPP, les assureurs et les enseignes.
Garantissez-vous qu’il n’y aura plus de rats ?
Non, et personne ne peut le garantir sérieusement. Les rongeurs viennent des égouts, de l’immeuble voisin, des livraisons. Ce sur quoi je m’engage : une surveillance permanente, une détection rapide, un traitement conforme, une réactivité de 48 heures ouvrées et une traçabilité complète. C’est ce que l’on appelle une obligation de moyens, et c’est le standard du métier. Toute entreprise qui vous promet zéro rat par écrit vous vend une clause qu’elle ne pourra pas tenir.
Pourquoi ne laissez-vous pas du poison en place en permanence ?
Parce que c’est contraire aux bonnes pratiques et contre-productif. Les rodenticides anticoagulants sont toxiques, persistants et contaminent les prédateurs ; ils ne s’emploient que face à une infestation constatée, le temps nécessaire, puis se retirent. Le reste du temps la surveillance se fait avec des postes de monitoring non toxiques et des pièges mécaniques. Un inspecteur qui trouverait des appâts posés toute l’année sans justification le reprocherait à votre établissement autant qu’à moi.
Pourquoi me demandez-vous de faire des travaux ? C’est votre métier, non ?
Mon métier est de surveiller, détecter et traiter. Tant qu’un passage de trois centimètres reste ouvert sous une porte de service, les rongeurs reviendront indéfiniment et vous paierez des traitements sans fin. Le colmatage, les bas de portes et les grilles d’aération relèvent du bâtiment, donc de vous. Chaque demande est écrite noir sur blanc dans le rapport, avec un délai et une priorité — c’est ce qui protège les deux parties.
Intervenez-vous en urgence ?
Oui. Pour les professionnels sous contrat, l’intervention curative a lieu sous 48 heures ouvrées, ramenées à 24 heures lorsque des denrées alimentaires sont concernées. Pour les particuliers, l’intervention sur un nid actif se cale en général sous 48 heures selon la saison — l’été, la demande est forte. Une intervention en dehors des horaires ouvrés est possible, avec la majoration prévue à la grille.
Où intervenez-vous ?
Le Trièves d’abord — Mens, Clelles, Monestier-de-Clermont, Chichilianne, Lalley, Tréminis, Gresse-en-Vercors —, où les déplacements sont inclus dans un rayon de 30 kilomètres autour de Saint-Baudille-et-Pipet. Au-delà, le Vercors, le sud grenoblois et la Matheysine sont desservis avec un supplément kilométrique annoncé au devis. Un doute sur votre commune ? Appelez, la réponse prend dix secondes.